Diversification de l'économie de l'Ouest Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Effets et bénéfices économiques des contributions de DEO

Introduction

Pour évaluer l'incidence économique des investissements de DEO dans les sciences de la vie, il est important de distinguer les effets économiques des investissements des bénéfices économiques plus vastes qui ont résulté ou résulteront des investissements.

En général, les effets économiques sont considérés comme des mesures quantitatives établies de l'activité économique. Les mesures les plus courantes sont les sorties, le PIB et l'emploi :

  • Les sorties sont la somme de toutes les dépenses d'un ou de plusieurs projets. Ainsi, dans le contexte des investissements de DEO dans les sciences de la vie, les sorties représentent la somme totale de l'activité économique qui a lieu en relation avec ces investissements.
  • Le PIB est la mesure de la valeur ajoutée à l'économie par un ou plusieurs projets. Comme le PIB saisit la différence entre la valeur des sorties et la valeur des entrées intermédiaires, il représente la valeur différentielle nette de l'activité économique. Dans le contexte des investissements de DEO dans les sciences de la vie, le PIB représente la valeur ajoutée différentielle qui découle des investissements.
  • L'emploi est mesuré en termes d'équivalents temps plein (ÉTP) par million de dollars de sorties. Dans le contexte des investissements de DEO dans les sciences de la vie, l'emploi représente le nombre d'emplois à temps plein créés grâce aux investissements.

Il y a des effets directs et indirects pour chacune de ces mesures. Les effets directs sont les effets initiaux et immédiats qui résultent directement des dépenses engagées dans les projets. Les effets indirects sont le résultat des liens économiques qui rendent compte des effets économiques des rondes itératives de dépenses engagées par les personnes et les entreprises fournissant les biens et les services dans le cadre des projets. Nous estimons les effets directs et indirects à l'aide de multiplicateurs qui correspondent aux relations structurelles de l'économie.

À la différence des effets économiques, les bénéfices économiques ont une portée plus vaste et peuvent être mesurés de manières quantitative et qualitative. Les bénéfices économiques peuvent également décrire les activités à long terme ou en aval dont les effets économiques ne tiennent pas compte en général. Les effets économiques reposent sur des mesures normalisées qu'il est possible d'estimer pour presque n'importe quel type d'investissement, tandis que les bénéfices économiques et leurs mesures peuvent varier grandement d'un projet à l'autre. Ainsi, il est plus difficile de quantifier les bénéfices économiques d'un ensemble de projets que de quantifier les effets économiques.

Dans le contexte des investissements de DEO dans les sciences de la vie, les bénéfices économiques peuvent comprendre :

  • la création d'entreprises dérivées;
  • le dépôt de demandes de brevet;
  • l'attribution de brevets;
  • la mobilisation de fonds supplémentaires pour la recherche;
  • l'attrait de chercheurs pour des installations de recherche;
  • la création de débouchés pour les apprentis et les stagiaires;
  • les bénéfices à long terme qui découlent des thérapies médicales améliorées.

La suite de ce chapitre est consacrée à l'évaluation des effets économiques des investissements de DEO dans les sciences de la vie, et à la comparaison de ces résultats avec ceux obtenus par d'autres industries importantes de l'Ouest canadien et ceux du secteur des sciences de la vie aux États-Unis. Nous décrivons ensuite la nature des effets économiques qui ont découlés des investissements de DEO dans les sciences de la vie et on présente quatre études de cas dans le but d'illustrer la portée des bénéfices économiques attribuables aux investissements de DEO dans les sciences de la vie.

Il est important de noter que, même si une analyse exhaustive des effets économiques dépasse largement la portée de la présente étude, les évaluations dont il est question ici offrent néanmoins une vue d'ensemble fiable des effets et des bénéfices économiques générés par les investissements de DEO dans les sciences de la vie.

Effets économiques des investissements de DEO dans les sciences de la vie

Approche

L'approche générale adoptée pour évaluer les effets économiques des investissements de DEO dans les sciences de la vie comprend les quatre étapes suivantes :

  • Étape 1. Sélection d'un échantillon de projets aux fins d'analyse. On a d'abord sélectionné un large échantillon de projets dans le domaine des sciences de la vie dans lesquels DEO a investi. L'échantillon est représentatif des investissements de DEO en termes d'importance, de nature et de lieu des investissements.
  • Étape 2. Classement des dépenses des projets de l'échantillon. Pour chacun des projets de l'échantillon, on a analysé la nature des investissements et classé les fonds investis selon différents types de dépenses.
  • Étape 3. Application de multiplicateurs d'effet économique. Pour chaque type de dépense, on a élaboré et appliqué des multiplicateurs d'effet économique pour obtenir une estimation des effets économiques des projets de l'échantillon.
  • Étape 4. Extrapolation des résultats. À partir des résultats de l'échantillon, on a extrapolé les résultats pour l'ensemble des projets.

Nous décrivons chacune de ces étapes dans les sections qui suivent.

Sélection de l'échantillon

De 2000 à 2006, DEO a investi des fonds dans 359 projets dans le domaine des sciences de la vie. Parmi ces projets, 154 projets faisaient partie du Programme de diversification de l'économie de l'Ouest et des Ententes de partenariat pour le développement économique de l'Ouest. Dans le cadre de la présente étude, nous avons d'abord sélectionné ces 154 projets.

Parmi ces projets, nous avons retenu un échantillon de 45 projets représentatifs de l'ensemble des investissements de DEO en termes de lieu et de type de projet. En plus des 45 projets sélectionnés, nous avons choisi 6 projets pour lesquels l'investissement de DEO dépassait 4 millions de dollars. En raison de leur importance, ces 6 projets ont été étudiés en profondeur et traités dans un groupe à part.

La figure 8.1 illustre le processus de sélection de l'échantillon.

Figure 8.1 Effets économiques – Sélection de l'échantillon de projets

Figure 8.1

Le nombre et la valeur moyenne des investissements de DEO dans ces projets sont indiqués dans le tableau 8.1.

Tableau 8.1 Méthode d'évaluation – Données utilisées dans l'analyse des effets économiques
Sélection initiale Projets de l'échantillon Grands projets (plus de 4 millions de dollars)
Nombre total de projets 154 45 6
Investissements totaux de DEO (en dollars) 130,8 millions 38,8 millions 34,5 millions
Valeur moyenne des investissements de DEO (en dollars) 0,9 million 0.9 million 5,8 millions
Nombre de grands projets de plus de 4 millions de dollars 6 0 6

Ventilation des dépenses des projets

Nous avons examiné les dossiers de chacun des 45 projets de l'échantillon et des 6 grands projets pour en classer les dépenses en trois catégories : l'équipement, la construction et le fonctionnement. Les dépenses d'équipement comprennent tous les achats de matériel spécialisé, comme l'équipement médical ou diagnostique. Les dépenses de construction comprennent les dépenses associées à l'agrandissement d'installations existantes ou à la construction de nouvelles installations. Les dépenses de fonctionnement comprennent les salaires et les autres coûts liés à l'exploitation quotidienne des installations ou aux projets.

Cette ventilation des dépenses en trois catégories est importante, car ces catégories de dépenses ont des effets économiques. Il est inutile d'avoir recours à des sous-catégories à ce niveau de notre analyse.

La figure 8.2 illustre les catégories des dépenses des projets.

Figure 8.2 Méthodes de classement des dépenses des projets

Figure 8.2 Méthodes de classement des dépenses des projets

Application des multiplicateurs d'effet économique

Afin d'estimer les effets économiques des 45 projets de l'échantillon et des 6 grands projets, nous avons adopté une approche d'entrées-sorties fondée sur le modèle ouvert Canadien d'entrées-sorties de Statistique Canada. Nous avons privilégié cette approche parce qu'elle est répandue, ce qui permet les comparaisons avec les analyses des effets économiques d'investissement sur d'autres industries. À partir du modèle de Statistique Canada, nous avons élaboré et appliqué les multiplicateurs appropriés à chaque des catégorie de dépenses pour obtenir les effets économiques des projets de l'échantillon.

(Il faut noter que, le modèle de Statistique Canada faisant appel aux multiplicateurs d'entrées et de sorties à l'échelle nationale, les effets estimés découlent des investissements dans l'ensemble du Canada plutôt que dans une région ou un lieu précis. Même si la majorité des effets peuvent être anticipés dans l'Ouest canadien, les lieux précis de ces effets dépendent de la provenance des sources des biens et des services fournis.)

Ce calcul nous a permis de cerner les effets uniquement attribuables à l'aide financière de DEO, plutôt qu'à l'ensemble du financement obtenu de toutes les sources. Même si DEO joue un rôle clé dans l'existence des projets qu'il soutient, on surestimerait sa contribution économique si on lui attribuait tous les effets économiques des projets.

Extrapolation des résultats

Afin d'estimer les effets économiques de l'ensemble des 154 projets, nous avons extrapolé les résultats des 148 « autres » projets à partir de l'échantillon de 45 projets, auxquels nous avons ensuite ajouté les résultats de l'analyse des 6 grands projets.

La figure 8.3 illustre l'application des multiplicateurs économiques et l'extrapolation des résultats.

Figure 8.3 Méthode de multiplication des effets économiques

Figure 8.3 Méthode de multiplication des effets économiques


Résultats des effets économiques selon les modèles utilisés

D'après l'analyse, les estimations des effets économiques des investissements de 130,8 millions de dollars de DEO dans les sciences de la vie atteignent 189,0 millions de dollars en sorties, 88,9 millions de dollars en PIB et 1 654 nouveaux équivalents temps plein. Le tableau 8.2 résume ces résultats.

Tableau 8.2. Estimations des effets économiques des investissements de DEO dans les sciences de la vie
Estimations des effets économiques   Directs Indirects Totaux
Sorties (dépenses en millions de dollars) 130,8 58,2 189,0
PIB (en millions de dollars) 55,1 33,8 88,9
Emplois (en ETP) 1 143 511 1 654

Le total des sorties, qu'on estime à 189,0 millions de dollars, comprend les effets directs évalués à 130,8 millions de dollars (la valeur des investissements de DEO) et les effets indirects évalués à 58,2 millions de dollars. On peut ainsi déduire que les investissements de DEO ont produit des effets de 58,2 millions de dollars grâce aux dépenses des bénéficiaires de projet. Exprimé sous forme de ratio, chaque dollar investi par DEO a généré une sortie de 1,45 dollar.

La hausse du PIB est estimée à 88,9 millions de dollar. Elle comprend des effets directs de 55,1 millions de dollars et des effets indirects de 33,8 millions de dollars. Exprimé sous forme de ratio, chaque dollar investi par DEO a généré une hausse du PIB de 0,68 dollar.

Les 1 654 nouveaux équivalents temps plein estimés comprennent des emplois directs (1 143 ETP) et des emplois indirects (511 ETP). Exprimé sous forme de ratio, chaque million de dollars investis par DEO a permis de créer 13,9 équivalents temps plein.

Les effets économiques par dollar investi sont indiqués dans le tableau 8.3. (Il faut noter que, par définition, l'effet de chaque dollar dépensé correspond à un dollar de sortie directe.)

Tableau 8.3. Effets économiques estimés par dollar investi par DEO dans les sciences de la vie
  Directs Indirects Totaux
Sortie (dépenses en dollars) 1,00 0,45 1,45
PIB (en dollars) 0,42 0,26 0,68
Emplois (en ÉTP par million de dollars de sorties) 9,6 4,3 13,9

Comparaisons avec d'autres industries

Les résultats de notre analyse suggèrent que les effets économiques des investissements de DEO dans les sciences de la vie sont comparables à ceux des investissements dans d'autres industries très importantes de l'Ouest canadien. À titre d'exemple, dans le tableau 8.4 nous comparons les effets économiques des investissements de DEO dans les sciences de la vie à ceux d'investissements semblables dans trois des principales industries de l'Ouest canadien : la sylviculture et l'exploitation forestière, l'extraction de pétrole et de gaz, et l'agriculture et l'élevage d'animaux. Comme le montre le tableau, chaque dollar investi par DEO dans les sciences de la vie entraîne des augmentations de sorties et de PIB égales ou légèrement inférieures à ce qu'elles seraient dans les autres industries. Par ailleurs, chaque dollar investi par DEO a entraîné une hausse des équivalents temps plein supérieure à ce qu'elle aurait été dans les autres industries, sauf en agriculture et élevage d'animaux.

Tableau 8.4. Effets économiques des investissements supplémentaires dans les industries sélectionnées
  Investissement de DEO dans les sciences de la vie Sylviculture et exploitation forestière Extraction de pétrole et de gaz Agriculture et élevage d'animaux
Sorties totales (dépenses en dollars) 1,45 1,69 1,40 1,98
PIB total (en dollars) 0,68 0,76 0,85 0,81
Emplois totaux (en ETP par million de dollars) 13,9 10,5 4,6 20,7

Source : Modèle ouvert Canadien d'entrées-sorties de Statistique Canada

Il importe de souligner que les estimations des effets économiques ne s'appliquent qu'à la période durant laquelle l'investissement est fait. Par conséquent, il est tout à fait remarquable que les effets économiques des investissements de DEO dans les sciences de la vie soient comparables à ceux des investissements réalisés dans ces autres industries. Par rapport aux investissements dans ces autres industries, la majorité des effets économiques des investissements dans les sciences de la vie prennent un plus grand nombre d'années à se réaliser et peuvent avoir une portée beaucoup plus importante. Par exemple une étude effectuée par l'Organisation mondiale de la Santé1 a révélé que les effets des investissements dans les sciences de la vie peuvent comprendre des améliorations à long terme en termes de retombées sociales et en matière de santé. Dans la présente étude, on définit quatre catégories d'effets supplémentaires de la recherche en santé, qui profite de l'industrie plus vaste des sciences de la vie. Les quatre catégories sont :

  • les économies directes des systèmes de soins de santé;
  • les bénéfices économiques d'une main-d'œuvre en bonne santé;
  • les gains économiques des activités commerciales;
  • la valeur intrinsèque des gains de santé pour la société.

Comparaison avec les études sur les effets économiques des investissements dans les sciences de la vie aux États-Unis

On a réalisé plusieurs études sur les effets économiques des industries associées aux sciences de la vie aux États-Unis. Même si les études américaines tiennent également compte des investissements dans des organisations qui dépassent le mandat de DEO (dans les entreprises à but lucratif), il est instructif de comparer les effets économiques générés par les investissements de DEO à ceux rapportés dans le contexte américain.

Parmi les récentes études américaines, on trouve celle du Milken Institute réalisée en 2004 qui traite des effets économiques de l'industrie biopharmaceutique dans certains États américains2.

Comme le montre le tableau 8.5, l'étude du Milken Institute a révélé que chaque dollar investi dans l'industrie biopharmaceutique en Californie a généré des sorties totales de 1,65 dollar et que chaque million de dollars de dépenses a permis de créer 21,4 équivalents temps plein. Dans l'État de Washington, selon les estimations, chaque dollar investi dans l'industrie biopharmaceutique a entraîné des sorties totales de 1,38 dollar et chaque million de dollars de dépenses a permis de créer 20,5 équivalents temps plein3. (On a privilégié les États de la Californie et de Washington en tant qu'exemples, parce qu'on y retrouve des collectivités bien établies engagées dans les sciences de la vie et qu'ils se situent tous les deux dans l'Ouest du pays.)

Tableau 8.5. Effets économiques des investissements supplémentaires dans l'industrie biopharmaceutique de deux États américains choisis
  Californie Washington Investissements de DEO dans les sciences de la vie
Sorties totales (dépenses en dollars) 1,65 1,38 1,45
Emplois (en ETP par million de dollars) 21,4 20,5 13,9

Source : Milken Institute

D'après le tableau 8.5, on peut constater que les investissements de DEO dans les sciences de la vie ont généré des sorties totales comparables à celles de l'industrie biopharmaceutique des États de la Californie et de Washington. En outre, les investissements de DEO ont permis de créer des emplois qui correspondent à environ 70 p. 100 du total des nouveaux emplois en Californie et à Washington. On attribue cette différence au fait que DEO met l'accent sur les projets de construction dans son portefeuille d'investissements.

Bénéfices économiques

Comme nous l'avons expliqué plus tôt, les bénéfices économique ont une portée plus vaste que les effets économiques et peuvent mieux montrer toute l'ampleur des possibilités et des résultats associés à un projet.

Néanmoins, il est généralement difficile de mesurer efficacement les bénéfices économiques, parce qu'ils peuvent être tant qualitatifs que quantitatifs. Il est d'autant plus difficile de mesurer les bénéfices économiques associés au portefeuille d'investissements de DEO dans les sciences de la vie que chaque projet peut entraîner différents types de bénéfices économiques, et ce, même si tous les projets génèrent des bénéfices correspondant aux objectifs d'innovation de DEO (c'est-à-dire améliorer l'infrastructure du savoir, encourager les activités de R-D dans les technologies, accélérer la commercialisation et l'adoption des technologies, améliorer les liens, bâtir la capacité d'innover et accroître l'accès à la main-d'œuvre hautement qualifiée).

DEO tente d'évaluer les bénéfices économiques de ses investissements à l'aide d'indicateurs de rendement. Les bénéfices économiques et les indicateurs de rendement peuvent varier d'un projet à l'autre.

Les investissements comme ceux faits par DEO dans les sciences de la vie peuvent entraîner des bénéfices économiques comme :

  • le renforcement de la capacité de recherche;
  • l'amélioration de l'expertise;
  • l'établissement de réseaux et de relations entre les chercheurs;
  • une meilleure reconnaissance par les pairs;
  • le leadership dans la formation et la recherche;
  • le développement de nouvelles technologies.

Ces bénéfices économiques peuvent être cernés à l'aide d'indicateurs comme les fonds de recherche mobilisés, les chercheurs supplémentaires, les revenus, les demandes de brevets, les entreprises dérivées, et les scientifiques qui se sont perfectionnés.

Parce qu'il est difficile de mesurer la nature et la portée des bénéfices économiques, les études de cas constituent le meilleur moyen de mettre en lumière les bénéfices économiques associés aux investissements de DEO dans les sciences de la vie. Dans la section suivante, nous présentons quatre études de cas, soit une étude par province.

  • Projet de transfert des technologies de la British Columbia Cancer Agency
  • Projet du Magnetic Resonance Diagnostics Centre de l'Université de l'Alberta
  • Projet d'agrandissement de la Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO) de l'Université de la Saskatchewan
  • Projet sur l'agriculture et l'agroalimentaire de l'Hôpital général de Saint-Boniface

Projet de transfert des technologies de la British Columbia Cancer Agency

Description du projet

En 2003, DEO a versé des fonds à la British Columbia Cancer Agency (BCCA) pour qu'elle augmente ses capacités de transfert et de commercialisation des technologies dans les secteurs comme les demandes de brevets, les concessions de licences et la création d'entreprises dérivées, en lui permettant d'accorder le personnel nécessaire, de faire appel à des conseillers en services professionnels et de soutenir le perfectionnement du personnel.

La BCCA a reçu un financement total d'environ 1,3 million de dollars, auquel DEO a fourni 0,85 million de dollars. Le tableau 8.6 résume le projet.

Tableau 8.6. Description du projet de transfert des technologies de la BCCA
Colombie-Britannique Accroître les capacités de transfert et de commercialisation des technologies de la BC Cancer Foundation :
  • en accordant le personnel nécessaire;
  • en faisant appel à des conseillers professionnels;
  • en soutenant le perfectionnement du personnel.
British Columbia Cancer Agency
2003
Adoption et commercialisation des technologies
1 277 800 $
850 000 $
427 800 $

Effets économiques

Selon les estimations, les effets économiques du projet atteignent :

  • 1,75 million de dollars en sorties;
  • 1,04 million de dollars en PIB;
  • 21,5 nouveaux équivalents temps plein.

Comme le financement de DEO s'élevait à 0,85 million de dollars, les effets attribuables à sa contribution au projet atteignent :

  • 1,16 million de dollars en sorties;
  • 0,69 million de dollars en PIB;
  • 14,3 nouveaux équivalents temps plein.

Le tableau 8.7 résume les estimations des effets économiques de la contribution de DEO à ce projet.

Tableau 8.7. Effets économiques du projet de transfert des technologies de la BCCA
  Directs Indirects Totaux
Sorties (dépenses en millions de dollars) 0,85 0,31 1,16
PIB (en millions de dollars) 0,52 0,17 0,69
Emplois (ETP) 11,3 3,0 14,3

Nota : La somme des effets directs et indirects peut ne pas correspondre au total des effets, parce que les nombres sont arrondis.

Bénéfices économiques

Bénéfices à court terme

De nombreux bénéfices économiques sont associés à ce projet, car la BCCA a facilité la commercialisation de technologies en faisant connaître les inventions ayant trait au cancer, par les demandes de brevets, la concession de licences et par des ententes de transfert de matériel.

À court terme, le projet a dépassé bon nombre de ses objectifs de rendement. Il a notamment permis de diffuser l'information sur 33 inventions ayant trait au cancer en 2005, alors que l'objectif n'était que de 23 pour cette année-là. On a également dépassé l'objectif de 25 inventions, établi pour 2006, en faisant connaître 26 inventions.

En 2005, on a déposé 17 nouvelles demandes de brevets (l'objectif était de 12 demandes); et en 2006 on en a encore déposé 17 (l'objectif était de 14).

Enfin, un brevet a été accordé et deux entreprises dérivées ont vu le jour en 2006 : un résultat inférieur à l'objectif visé.

Le tableau 8.8 présente les indicateurs de rendement de ce projet illustrant les bénéfices à court terme.

Tableau 8.8. Indicateurs de rendement du projet de transfert des technologies de la BCCA
  Référence Objectifs Réels
Communications sur les inventions ayant trait au cancer 21 23 en 2005

25 en 2006

33 en 2005

26 en 2006

Nouvelles demandes de brevet 10 12 en 2005

14 en 2006

17 en 2005

17 en 2006

Attributions de brevet 1 3 en 2005
5 en 2006
0 en 2005
1 en 2006
Concessions de licence 2 3 en 2005
5 en 2006
19 en 2005
9 en 2006
Ententes de transfert de matériel 80 55 en 2005
60 en 2006
78 en 2005
65 en 2006
Entreprises dérivées 1 2 en 2005
3 en 2006
0 en 2005
2 en 2006

 

Bénéfices à long terme

En plus de ces bénéfices à court terme, on prévoit des bénéfices économiques et des retombées sociales à long terme. Le projet avait pour but d'aider la BCCA à faciliter le transfert efficace des technologies. Les entreprises dérivées et les concessions de licence devraient mener à la commercialisation de nouvelles technologies pouvant améliorer la santé. Le Technology Development Office de la BCCA peut améliorer les diagnostics précoces et les interventions thérapeutiques, en accroissant ses capacités de gestion de la propriété intellectuelle et du processus de commercialisation.

Avec le temps, ces capacités accrues peuvent réduire les coûts de traitement et l'amélioration de la qualité de vie des patients atteints d'un cancer.

Projet du Magnetic Resonance Diagnostic Centre (MRDC) de l'Université de l'Alberta

Description du projet

En 2004, les gouverneurs de l'Université de l'Alberta ont reçu un montant total d'environ 2,7 millions de dollars pour financer les activités du Magnetic Resonance Diagnostics Centre (MRDC), le centre de diagnostic par résonance magnétique de l'Université de l'Alberta. Le projet avait pour but de permettre au MRDC d'utiliser de nouvelles technologies pour cerner, surveiller et mettre en œuvre des traitements contre certaines maladies, comme l'asthme, le diabète et la pneumonie. La recherche au MRDC se fera à l'aide d'un spectromètre à résonance magnétique nucléaire (RMN), d'un robot de manipulation des échantillons et d'un système informatique de pointe.

DEO a accordé 650 000 dollars à ce projet pour l'achat d'équipement de recherche : le spectromètre à RMN et le système de manipulation robotisé.

On s'attend à ce que la recherche associée à ce projet mène à une augmentation des marqueurs de maladie, au perfectionnement des traitements médicaux axés sur le patient qui font l'objet d'études et à l'amélioration de l'équipement et des logiciels utilisés dans le cadre du projet. La recherche pourrait aussi entraîner l'élaboration de technologies applicables aux soins de santé.

Le tableau 8.9 donne un aperçu du projet.

Tableau 8.9. Projet de MRDC de l'université de l'Alberta
Alberta Achat d'équipement de RMN au MRDC pour soutenir la recherche dans le but :
  • d'augmenter le nombre de marqueurs de maladie;
  • de perfectionner les traitements axés sur les patients;
  • d'améliorer l'équipement et les logiciels;
  • de mener à la commercialisation de technologies applicables aux soins de santé.
Gouverneurs de l'Université de l'Alberta
2004
Infrastructure du savoir et de la recherche
2 651 154 $
650 000 $
2 011 154 $

Effets économiques

Selon les estimations, les effets économiques du projet atteignent :

  • 3,24 millions de dollars en sorties;
  • 1,08 million de dollars en PIB;
  • 19,6 nouveaux équivalents temps plein.

Comme le financement de DEO accordé au MRDC s'élevait à 0,65 million de dollars, les effets attribuables à sa contribution au projet atteignent:

  • 0,78 million de dollars en sorties;
  • 0,23 million de dollars en PIB;
  • 3,9 nouveaux équivalents temps plein.

Le tableau 8.10 résume les estimations des effets économiques de la contribution de DEO au projet du MRDC4.

Tableau 8.10. Effets économiques du projet du MRDC de l'université de l'Alberta
  Directs Indirects Totaux
Sorties (dépenses en millions de dollars) 0,65 0,13 0,78
PIB (en millions de dollars) 0,09 0,14 0,23
Emplois (ETP) 2,7 1,1 3,9

Notes : 1) Nous supposons que l'importation d'équipement représente 38 p. 100 des achats (ainsi, 62 p. 100 des dépenses d'équipement profitent à l'économie canadienne); 2) La somme des effets directs et indirects peut ne pas correspondre au total des effets, parce que les nombres sont arrondis.

Bénéfices économiques

Bénéfices à court terme

Les bénéfices à court terme de ce projet sont nombreux, car la recherche au MRDC a permis de mettre sur pied de nouveaux programmes de diagnostic, d'accroître la capacité de recherche, de perfectionner les compétences des scientifiques par des formations, d'établir des liens dans le cadre de nouveaux partenariats, et d'élaborer et d'utiliser de nouvelles technologies.

Le projet a atteint ou dépassé tous ses objectifs de rendement. On a mis en œuvre dix nouveaux programmes de diagnostic, c'est-à-dire six programmes de plus que l'objectif établi. Le MRDC a formé 16 personnes, a établi 17 nouveaux partenariats et a publié cinq articles. Il a aussi élaboré trois nouvelles technologies, dont l'une est en usage aujourd'hui.

Grâce à ce projet, le MRDC a mobilisé 0,6 million de dollars, ainsi qu'un financement en nature évalué à 1,2 million de dollars.

L'équipement supplémentaire a permis au MRDC de générer des revenus supplémentaires de 145 000 dollars par rapport à son revenu de référence de 80 000 dollars, en plus d'ajouter une personne à son personnel qualifié. Les effets totaux de ce revenu supplémentaire sont estimés :

  • à 0,20 million de dollars en sorties;
  • à 0,12 million de dollars en PIB
  • à 1,5 nouvel équivalent temps plein.

Le tableau 8.11 indique les bénéfices à court terme de ce projet, mesurés en fonction des indicateurs de rendement.

Tableau 8.11. Indicateurs de rendement du projet du MRDC de l'Université de l'Alberta
  Référence Objectif Réel
Mises en œuvre de programmes de diagnostic 2 4 10
Demandes de brevet 0 1 2
Financement de projet d'examen par les pairs 0 2 4
Augmentation de la capacité 200 1 000 1 000
Nombre de nouveaux travailleurs qualifiés 1 2 2
Nombre de personnes formées 0 4 16
Nombre d'emplois créés ou maintenus 2 2 2
Nombre de nouveaux contacts 1 1 2
Nouveaux revenus (en dollars) 80 000 187 000 225 000
Nombre de nouveaux partenariats 2 4 17
Nombre de membres 2 4 17
Nombre de conférences 1 s.o. 5
Nombre d'articles publiés 2 4 5
Nombre de technologies élaborées 0 0 3
Nombre de nouvelles technologies utilisées 0 0 1
Fonds mobilisés s.o. s.o.

En argent comptant : 577 000 $

En nature : 1 200 000 $


Bénéfices à long terme

Les activités du MRDC devraient entraîner des bénéfices économiques et des retombées sociales à long terme grâce au développement de nouvelles technologies dont les applications peuvent être commercialisées. Le projet du MRDC a pour but de faciliter la commercialisation fondée sur le concept validé actuel voulant que les métabolites puissent servir de marqueurs de maladie, et ce, grâce au développement de technologies analytiques.

Le MRDC a deux partenaires industriels dans le cadre de ce projet, Chemonx Inc. et Varian Inc. Varian est le manufacturier de l'équipement de RMN utilisé dans ce projet, et Chemonx est une entreprise dérivée de l'université de l'Alberta qui élabore les logiciels nécessaires pour analyser les résultats de spectroscopie par RMN. Si le MRDC atteint ses objectifs dans ce projet, ces deux entreprises profiteront aussi de l'utilisation de leurs technologies et verront leurs revenus augmenter.

À long terme, cette recherche peut mener à l'utilisation de l'analyse des métabolites comme outil de diagnostic, et des techniques et appareils de diagnostic médicaux connexes qui permettraient d'économiser des millions de dollars en soins de santé. Ces économies seront réalisées par la diminution des coûts d'administration de tests diagnostiques, le dépistage précoce des maladies et l'application rapide de traitements.

Projet d'agrandissement de la Vaccine and Infectious Disease Organisation (VIDO) de l'Université de la Saskatchewan

Description du projet

En 2003, la Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO) de l'Université de la Saskatchewan a reçu une aide financière pour couvrir le dépassement des coûts prévus pour l'ajout de trois étages à son édifice, ainsi que pour acheter de l'équipement. Au total, on a versé 1,91 million de dollars à la VIDO pour la réalisation de ce projet.

Dans le cadre de projets précédents, la VIDO a reçu des fonds de DEO pour l'agrandissement de ses installations et pour l'achat d'équipement de grande taille. La contribution de DEO (1,14 million de dollars) à ce projet précis avait pour but d'aider la VIDO à couvrir le dépassement des coûts de la construction et à acheter de petits articles d'équipement d'une valeur de moins de 10 000 dollars chacun.

L'agrandissement et le nouvel équipement devraient permettre à la VIDO de mener à de nouveaux projets de recherche sur la génomique, la thérapeutique, les systèmes de prestation de services et le diagnostic dans des installations de pointe. La VIDO a pour objectif, entre autres, de développer des vaccins pour les industries du bétail et de la volaille. La recherche qu'on y fera devrait aussi avoir des applications en santé humaine.

Le tableau 8.12 résume le projet.

Tableau 8.12. Projet de la Vaccine and Infectious Disease Organisation de l'Université de la Saskatchewan
Saskatchewan Agrandir les installations de la Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO) et acheter de l'équipement avec les objectifs suivants :
  • Faire de la recherche sur la génomique, la thérapeutique, le système de prestation de services et le diagnostic;
  • avoir accès à de l'équipement de pointe;
  • développer des vaccins prêts à être produits et vendus, destinés aux industries du bétail et de la volaille.
Université de la Saskatchewan
2003
Recherche et développement technologique
1 910 000 $
1 140 000 $
770 000 $

Effets économiques

Selon les estimations, les effets économiques du projet atteignent :

  • 2,67 millions de dollars en sorties;
  • 1,03 million de dollars en PIB;
  • 17,7 nouveaux équivalents temps plein.

Comme les fonds versés par DEO à la VIDO s'élevaient à environ 1,1 million de dollars, les effets attribuables à sa contribution au projet atteignent :

  • 1,47 million de dollars en sorties;
  • 0,49 million de dollars en PIB;
  • 8,4 nouveaux équivalents temps plein.

Le tableau 8.13 résume les estimations des effets économiques de la contribution de DEO au projet de la VIDO5.

Tableau 8.13. Projet de la Vaccine and Infectious Disease Organisation de l'Université de la Saskatchewan
  Directs Indirects Totaux
Sorties (dépenses en millions de dollars) 1,14 0,33 1,47
PIB (en millions de dollars) 0,23 0,26 0,49
Emplois (ETP) 5,6 2,8 8,4

Notes : 1) Nous supposons que l'importation d'équipement représente 38 p. 100 des achats (ainsi, 62 p. 100 des dépenses d'équipement profitent à l'économie canadienne); 2) La somme des effets directs et indirects peut ne pas correspondre au total des effets, parce que les nombres sont arrondis.

Bénéfices économiques

Bénéfices à court terme

À court terme, le projet a permis d'achever l'agrandissement des installations de la VIDO, d'acheter et d'installer l'équipement et d'engager davantage de personnel.

Le personnel de la VIDO est passé de 90 à 124 membres. De plus, on compte 7 chercheurs invités et 10 étudiants, pour un total de 141 personnes qui travaillent au sein de l'organisation. Même si elle n'a pas atteint son objectif de 13 millions de dollars, la VIDO a réussi à augmenter ses revenus, qui sont passés de 9 millions à 11,4 millions de dollars.

Les effets totaux de ce revenu supplémentaire et de l'ajout de personnel sont estimés :

  • à 3,29 millions de dollars en sorties;
  • à 1,94 million de dollars en PIB;
  • à 64,5 nouveaux équivalents temps plein.

Le tableau 8.14 indique les bénéfices à court terme de l'agrandissement de la VIDO et de l'achat d'équipement, mesurés à l'aide des indicateurs de rendement.

Tableau 8.14. Indicateurs de rendement du projet de la Vaccine and Infectious Disease Organization de l'Université de la Saskatchewan
  Référence Objectif Réel
Ajout de personnel 90 140 124 employés 7 chercheurs invités
10 étudiants
Revenus (en millions de dollars) 9 13 11,4

Bénéfices à long terme

Ce projet devrait entraîner des bénéfices économiques et des retombées sociales à long terme. La VIDO a pour objectif de faire de la recherche et du développement. Ce projet lui permet de mener de nouveaux travaux de recherche sur la génomique, la thérapeutique, les systèmes de prestation de services et le diagnostic.

Les activités de recherche de la VIDO mettent l'accent sur le développement de vaccins novateurs, et la modulation du transport et du système immunitaire. Même si la recherche de la VIDO porte principalement sur les industries du bœuf, de la volaille, du porc et des produits laitiers, elle pourrait avoir des applications sur la santé humaine étant donné qu'on y étudie les méthodes de lutte contre les maladies. On prévoit qu'à long terme, les résultats de la recherche de la VIDO entraîneront le développement de vaccins qui seront mis en marché.

Ce projet a permis à la VIDO de remporter le concours de la Grand Challenge Initiative de la Bill and Melinda Gates Foundation en juillet 2005, qui lui a valu un prix de 5,6 millions de dollars sur cinq ans. Grâce à ce prix, de même qu'à d'autres fonds, la VIDO est en mesure de collaborer avec des universités et des entreprises canadiennes et internationales. Ces partenariats facilitent l'échange des connaissances et rehausse le profil de la VIDO en tant que centre de recherche et de développement.

Projet de collaboration en agriculture et en agroalimentaire de l'Hôpital général de Saint-Boniface

Description du projet

En 2005, l'Hôpital général de Saint-Boniface a reçu 7,5 millions de dollars pour mettre en œuvre l'Agriculture and Agri-Food Collaborative Initiative, ou Projet de collaboration en agriculture et en agroalimentaire. Ces fonds étaient destinés à la construction de laboratoires pour le Canadian Centre for Agri-food Research in Health and Medicine (anciennement le National Centre for Agri-food Research in Medicine) dans le cadre de l'entente de partenariat de Winnipeg.

Les fonds ont servi à la construction des laboratoires, de même qu'à l'achat et à l'installation d'équipement, dans le but de faciliter la collaboration entre le Centre de recherche de l'Hôpital général de Saint-Boniface (CRHGSB) et le Projet de collaboration en agriculture et en agroalimentaire, en accroissant la capacité de recherche du Canadian Centre for Agri-food Research in Health and Medicine (CCARM).

Dans le cadre des activités de construction, on réaménage un étage du CRHGSB, on agrandit les installations pour les animaux et on rénove deux étages inoccupés de l'Asper Clinical Research Institute pour y tenir des activités d'essais cliniques.

DEO a alloué 2 500 000 dollars à l'Hôpital général de Saint-Boniface pour ce projet.

Le tableau 8.15 résume le projet.

Tableau 8. 15 Projet de collaboration en agriculture et en agroalimentaire de l'Hôpital général de Saint-Boniface
Manitoba Mettre en œuvre l'initiative de collaboration sur l'agriculture et l'agroalimentaire :
  • en réaménageant des installations existantes, y compris l'équipement;
  • en améliorant les installations pour les animaux;
  • en accroissant la capacité d'essais cliniques et en développant une infrastructure informatique.
Hôpital général de Saint-Boniface
2005
Infrastructure du savoir
7 500 000 $
2 500 000 $
5 000 000 $

 

Effets économiques

Selon les estimations, les effets économiques du projet atteignent :

  • 12,23 millions de dollars en sorties;
  • 5,70 millions de dollars en PIB;
  • 98,2 nouveaux équivalents temps plein.

Comme le financement de DEO s'élevait à 2,5 millions de dollars, les effets attribuables à sa contribution au projet atteignent :

  • 4,08 millions de dollars en sorties;
  • 1,90 million de dollars en PIB;
  • 32,7 nouveaux équivalents temps plein.

Le tableau 8.16 résume les estimations des effets économiques de la contribution de DEO à ce projet6.

Tableau 8.16. Éffets économiques du Projet de collaboration en agriculture et en agroalimentaire de l'Hôpital général de Saint-Boniface
  Directs Indirects Totaux
Sorties (dépenses en millions de dollars) 2,50 1,58 4,07
PIB (en millions de dollars) 1,08 0,82 1,90
Emplois (ETP) 19,4 13,3 32,7

Notes : 1) Nous supposons que l'importation d'équipement représente 38 p. 100 des achats (ainsi, 62 p. 100 des dépenses d'équipement profitent à l'économie canadienne); 2) La somme des effets directs et indirects peut ne pas correspondre au total des effets, parce que les nombres sont arrondis.

Bénéfices économiques

Bénéfices à court terme

À court terme, le projet devrait entraîner des bénéfices économiques grâce à l'augmentation de la superficie réservée à la recherche et au développement, de même qu'à la formation. De plus, le projet devrait ouvrir la voie à d'autres projets de recherche qui pourront être réalisés dans les nouvelles installations, et permettre d'engager de nouveaux chercheurs et de démontrer la viabilité des nouvelles technologies.

Comme l'illustre le tableau 8.17, on a établit des mesures de rendement qui indiquent les bénéfices économiques anticipés à court terme. Ces mesures n'étaient pas encore achevées au moment de la présente étude.

Tableau 8.17. Indicateurs de rendement du Projet de collaboration en agriculture et en agroalimentaire de l'Hôpital général de Saint-Boniface
  Référence Objectif Réel
Superficie destinée aux activités de R-D et à la formation (en mètres carrés) 0 3 450 s.o.
Valeur des activités de R-D réalisées dans les nouvelles installations ou à l'aide du nouvel équipement acheté dans le cadre de ce projet (en dollars) 0 10 millions s.o.
Chargés de recherche principaux du CCARM 5 11 s.o.
Démonstration de la viabilité des nouvelles technologies 1 8 s.o.
Demandes de brevets 2 4 s.o.
Taux d'occupation des étages choisis de l'édifice de l'Asper Clinical Research Institute (ACRI) 0 % 100 % s.o.
Superficie de l'ACRI utilisée pour la recherche ou pour l'incubation d'entreprises (en pieds carrés) 4 600 28 000 s.o.

Bénéfices à long terme

En plus des bénéfices à court terme, on prévoit des bénéfices économiques et des retombées sociales à long terme. Le réaménagement des installations et l'achat d'équipement devraient faciliter les travaux de recherche du CCARM sur les produits d'alimentation naturelle, les aliments fonctionnels et les nutriceutiques. Au début, la recherche comprendra des études qui ne porteront pas sur les humains et d'essais cliniques. On pourra commercialiser les résultats des projets de recherche réussis grâce au mécanisme de transfert des technologies déjà officialisé par les collaborateurs du projet.

Parmi les autres bénéfices à long terme, on anticipe une hausse de la variété d'aliments et de produits de santé développés et manufacturés au Manitoba. Cela permettrait d'accroître l'emploi, en plus de générer de nouveaux apports de revenus pour la grappe agricole.

Dans une perspective plus générale, les nutriceutiques et les aliments fonctionnels permettent d'améliorer la santé humaine, en offrant une protection contre les maladies chroniques par exemple, et, par conséquent, de réduire les coûts des soins de santé.

__________

1 Martin Buxton, Steve Hanney et Teri Jones, « Estimation de la valeur économique des retombées de la recherche en santé pour la société: revue critique », Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, vol. 82, n° 10, octobre 2004, p. 733-738.

2 Milken Institute, Biopharmaceutical Industry Contributions to State and US Economics, octobre 2004, accessible en ligne à www.milkeninstitute.org/pdf/biopharma_report.pdf

3 On ne fournissait aucun multiplicateur d'effet économique pour le PIB.

4 Il faut noter que cette analyse repose sur la supposition que 38 p. 100 des achats d’équipement se font à l’extérieur de l’économie canadienne. Cette donnée est tirée d’une étude réalisée par le ministère des Travaux publics en 2004 à l’intention de l’Université du Manitoba intitulée University of Manitoba Regional Economic Effet Analysis. Cette étude révèle que les importations d’autres provinces constituent de 38 à 49 p. 100 des achats de catégories semblables. Pour les besoins de la présente étude, nous faisons une estimation prudente en supposant que 38 p. 100 des achats d’équipement se font à l’extérieur de l’économie canadienne, même si ces importations au niveau national constituent vraisemblablement moins de 38 p. 100 des achats.

5 Il faut noter que cette analyse repose sur la supposition que 38 p. 100 des achats d’équipement se font à l’extérieur de l’économie canadienne. Cette donnée est tirée d’une étude réalisée par le ministère des Travaux publics en 2004 à l’intention de l’Université du Manitoba intitulée University of Manitoba Regional Economic Effet Analysis. Cette étude révèle que les importations d’autres provinces constituent de 38 à 49 p. 100 des achats de catégories semblables. Pour les besoins de la présente étude, nous faisons une estimation prudente en supposant que 38 p. 100 des achats d’équipement se font à l’extérieur de l’économie canadienne, même si ces importations au niveau national constituent vraisemblablement moins de 38 p. 100 des achats.

6 Il faut noter que cette analyse repose sur la supposition que 38 p. 100 des achats d’équipement se font à l’extérieur de l’économie canadienne. Cette donnée est tirée d’une étude réalisée par le ministère des Travaux publics en 2004 à l’intention de l’Université du Manitoba intitulée University of Manitoba Regional Economic Effet Analysis. Cette étude révèle que les importations d’autres provinces constituent de 38 à 49 p. 100 des achats de catégories semblables. Pour les besoins de la présente étude, nous faisons une estimation prudente en supposant que 38 p. 100 des achats d’équipement se font à l’extérieur de l’économie canadienne, même si ces importations au niveau national constituent vraisemblablement moins de 38 p. 100 des achats.