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Secteur de l’électronique à valeur ajoutée

Aperçu de la compétitivité mondiale : Secteur de l’électronique

Classement selon la cote de qualité de l’étude PLI d’IBM

Version textuelle (Classement selon la cote de qualité de l’étude PLI d’IBM): Classement selon la cote de qualité de l’étude PLI d’IBM

Graphique à barres du classement selon la cote de qualité de l’étude PLI d’IBM du secteur de l’électronique dans l’Ouest canadien et les grandes villes internationales

Classement selon l’indice de rentabilité de l’étude PLI d’IBM

Version textuelle (Classement selon l’indice de rentabilité de l’étude PLI d’IBM [2]): Classement selon l’indice de rentabilité de l’étude PLI d’IBM

Graphique à barres du classement selon l’indice de rentabilité de l’étude PLI d’IBM du secteur de l’électronique dans l’Ouest canadien et les grandes villes internationales

Capacités de l’Ouest canadien dans le secteur de l’électronique à valeur ajoutée

Le secteur de l’électronique à valeur ajoutée de l’Ouest canadien est très varié et englobe de nombreuses facettes des technologies liées au matériel. Parmi les secteurs clés particulièrement vigoureux, il y a :

  • l’optoélectronique;
  • les technologies éconergétiques;
  • le matériel informatique (y compris l’haptique, la robotique, la nanotechnologie, l’informatique quantique, la conception de semiconducteurs, les capteurs et les systèmes monopuce;
  • le traitement du matériel électronique à la fin de son cycle de vie.

Il importe de souligner que la capacité manufacturière du secteur canadien de l’électronique à valeur ajoutée, largement axé sur la conception et l’intégration, n’est pas très grande. Si les composantes à faible volume de production et à marge élevée de profit sont souvent fabriquées dans l’Ouest canadien, la plupart des entreprises de cette région choisissent de confier à des sociétés extérieures, surtout en Asie, la production des composantes à grand volume et à faible marge de profit.

Bon nombre de sous-secteurs de l’électronique à valeur ajoutée ont commencé en desservant les industries des ressources naturelles de l’Ouest canadien, comme la foresterie et l’exploitation minière, ainsi que les industries du transport, de l’automobile, de l’agriculture et du tourisme. Ces industries se sont mécanisées de plus en plus au fil des ans et les concepteurs de technologies novatrices de l’Ouest canadien se sont montrés à la hauteur du défi en trouvant des solutions éprouvées, rentables et respectueuses de l’environnement pour résoudre des problèmes techniques complexes. Ainsi, collectivement, les spécialistes des technologies de l’Ouest canadien excellent dans la conception de systèmes autonomes intégrés suffisamment résistants pour soutenir les conditions extrêmes fréquentes dans l’Ouest canadien, notamment en ce qui concerne la température, l’eau salée, l’humidité et les fortes vibrations.

Parallèlement, en raison de la dépendance chronique de l’Ouest canadien à l’égard des ressources naturelles, les fabricants canadiens de cette région ont acquis un avantage important : la valeur du cycle de vie, du berceau au tombeau. En particulier, le géant minier Teck fournit bon nombre des métaux précieux utilisés dans la fabrication du matériel électronique et recycle ce matériel à la fin de son cycle de vie afin de récupérer ces mêmes métaux.

Niveaux d’emploi, contribution au PIB et investisseurs étrangers importants

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Dans l’ensemble, l’industrie de la haute technologie contribue l’équivalent d’environ 5 % du PIB du Canada45 dont une part importante est attribuable au secteur de l’électronique. Dans l’Ouest du Canada, il existe au total 848 sociétés spécialisées dans la fabrication de produits informatiques et électroniques, et 423 dans l’appareillage et les composantes électriques. La Colombie-Britannique vient en tête des provinces de l’Ouest canadien, avec 660 entreprises dans ces sous-secteurs, bien que l’Alberta compte aussi un nombre important d’entreprises d’électronique à valeur ajoutée46.

Optoélectronique

En 2007, l’industrie de l’optoélectronique de l’Ouest canadien a généré des recettes de 760 M$CAN. Ce sous-secteur englobe un certain nombre de technologies, dont la biophotonique, les techniques d’affichage, les technologies d’imagerie, les diodes électroluminescentes, la fabrication, le calcul et les mémoires optiques, les capteurs et l’énergie solaire.

La Colombie-Britannique compte environ 50 entreprises d’optoélectronique particulièrement actives dans les secteurs de la signalisation, de l’éclairage et des énergies de remplacement, qui ont généré un certain nombre d’entreprises dérivées novatrices. Les entreprises d’optoélectronique de la C.B. emploient 2 010 personnes, tandis que les 95 entreprises de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba en emploient approximativement 2 99047.

Bon nombre de sociétés d’optoélectronique de l’Alberta se spécialisent dans les solutions pour les secteurs pétrolier et gazier, et l’industrie de l’optoélectronique de cette province est soutenue par l’Institut national de la nanotechnologie (INNT), l’Alberta Centre for Advanced Microsystems and Nanotechnology Products (ACAMP), l’Alberta Centre for Advanced Microsystems et l’équipe Nano-Alberta du gouvernement provincial.

Au nombre des sociétés de l’Ouest canadien dont les activités retiennent l’attention dans le secteur de l’optoélectronique figurent : Carmanah Technologies (à Victoria), GBL LED Lighting (à Vancouver), Photon Control Inc. (à Vancouver), Illumivision Inc. (à Edmonton), l’Imaging Systems Group Inc. (à Calgary), Immersive Media Corp. (à Calgary) et Channel Systems Inc. (à Pinawa, au Manitoba).

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Technologies éconergétiques

En raison des forces de l’Ouest canadien en matière d’écotechnologie, il y a eu une augmentation rapide du nombre de sociétés spécialisées dans la fabrication de l’appareillage destiné à la production et à la distribution de l’électricité, ainsi que dans la fabrication de dispositifs de stockage et de transmission, d’accessoires et de matériel électronique pour le transport de l’électricité. La majorité des sociétés de technologie propre dans l’Ouest canadien se concentrent sur la production d’énergie et l’efficacité énergétique, et 89 % de leurs activités ont dépassé l’étape de la recherche et atteint celles de la mise à l’essai et du perfectionnement, ou de la production de recettes48.

La Colombie-Britannique compte 50 établissements spécialisés dans la fabrication d’appareillage pour la production et la distribution de l’énergie électrique, soit 8,4 % de la production totale au Canada. Parmi ces entreprises, 36 ont des employés, mais la plupart sont relativement petites : il y a 15 « micro-entreprises » (de 1 à 4 employés), 19 petites entreprises (de 5 à 99 employés), 2 moyennes entreprises (de 100 à 499 employés). La C.B. ne compte aucun grand joueur. L’Alberta devance la C.B. avec 59 sociétés (41 employeurs), mais comme en C.B., la majorité d’entre elles sont relativement petites. Le Manitoba et la Saskatchewan ont très peu d’entreprises spécialisées dans ce domaine, mais une entreprise importante, de plus de 500 employés, est établie au Manitoba, et l’Ontario compte seulement 2 grands joueurs49.

Quant aux sociétés principalement engagées dans la fabrication de dispositifs de stockage et de transmission d’énergie électrique, et d’accessoires de transport du courant, la C.B. mène le bal dans l’Ouest canadien, avec 114 établissements (71 employeurs), ou 17,8 % de la production totale au Canada. L’Alberta en a 57 en tout (35 employeurs), la Saskatchewan en compte 8 (5 employeurs) et le Manitoba, 16 (9 employeurs). La plupart de ces sociétés sont petites. La C.B. a seulement 5 entreprises de taille moyenne, et la Saskatchewan et le Manitoba en ont seulement une chacune. Il n’y a aucune société de 100 employés ou plus50 en Alberta.

En C.B., il y a aussi 39 établissements qui fabriquent du matériel électrique d’éclairage (22 employeurs), en comparaison de 16 (11 employeurs) en Alberta, de 3 (1 employeur) au Manitoba et de 0 en Saskatchewan. Aucune grande entreprise (de 500 employés ou plus) de l’Ouest canadien n’est spécialisée dans cette sous-catégorie, et seulement une moyenne entreprise en C.B. (de 100 à 499 employés) y concentre ses activités. Toutes les autres sociétés exploitant ce créneau ont moins de 100 employés51.

En dépit de leur petite taille, bon nombre de sociétés énergétiques de l’Ouest canadien sont reconnues pour leur conception et leur application novatrices de solutions qui intègrent l’électronique pour rendre la production d’énergie plus rentable et plus respectueuse de l’environnement. Certaines sociétés de l’Ouest canadien utilisent des technologies éconergétiques, comme Delta-Q Technologies Corp., Energy Aware Technology Inc., Powertech Labs (une filiale de BC Hydro) et Manitoba Hydro.

Matériel informatique

Le matériel informatique comprend plusieurs sous-catégories, dont le stockage, les interfaces haptiques, l’informatique quantique, la robotique, les semiconducteurs et les capteurs.

Comme dans les autres grappes de haute technologie, le nombre d’entreprises de l’Ouest canadien spécialisées en matériel informatique a connu une croissance spectaculaire ces dix dernières années. Le tableau suivant donne une vue d’ensemble des entreprises de matériel informatique dans les provinces sélectionnées.

Tableau 4 : Entreprises de matériel informatique dans les provinces sélectionnées
  Employeurs Micro
(1-4 empl.)
Petites
(5-99 empl.)
Moyennes
(100-499 empl.)
Grandes
(500+ empl.)
Total

 

Pourcentage du total au Canada
Colombie-Britannique 243 94 134 13 2 428 13,2
Alberta 185 68 106 10 1 335 10,4
Saskatchewan 18 3 13 2 0 35 1,1
Manitoba 34 13 20 0 1 50 1,5
Ontario 953 310 548 79 16 1 574 48,7
Total au Canada 1 921 622 1 128 146 25 3 234 100

Source : Industrie Canada. Voir : www.ic.gc.ca/cis-sic/cis-sic.nsf/IDE/cis-sic3351etbe.html.

L’Ouest canadien est le lieu d’établissement d’un certain nombre de sociétés innovatrices de matériel informatique, dont MacDonald, Dettwiler & Associates (MDA) (Richmond, C.B.), Spark Integration Technologies (Vancouver), Intelligent Robotics Corporation (IRC) (Vancouver, C.B.), D-Wave Systems (Burnaby, C.B.), Pacific Insight Electronics Corporation (Nelson, C.B.), Teradici Corporation (Burnaby, C.B.), Dynastream Innovations Inc. (Cochrane, Alberta), Control Innovations Inc. (Calgary, Alberta), Kayden Instruments (Calgary, Alberta), Scientific Instrumentation Ltd. (Saskatoon, Saskatchewan), International Road Dynamics (Saskatoon, Saskatchewan), SED Systems Ltd. (Saskatoon, Saskatchewan), Custom Circuits Ltd. (Regina, Saskatchewan) et SMT Research (Winnipeg, Manitoba).

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Traitement du matériel électronique à la fin de son cycle de vie

L’électronique contient une quantité considérable de métaux, dont des métaux précieux comme l’argent et l’or, et des métaux lourds dangereux comme le plomb, le cadmium et l’arsenic. En raison de l’accumulation des déchets électroniques dans notre monde centré sur la technologie, la gestion de la fin du cycle de vie du matériel fait de plus en plus partie de la chaîne de valeur globale de l’électronique.

L’Ouest canadien est un chef de file du recyclage des déchets électroniques en Amérique du Nord, surtout grâce à Teck Resources Ltd. et aux programmes régionaux gérés en tant que filiales de Global Electric Electronic Processing (GEEP) Inc. en Alberta et au Manitoba.

Installations de recherche et de développement (R-D)

Notre étude montre que plus de 30 centres et groupes de recherche sont établis dans l’Ouest canadien. lls ont apporté de nombreuses innovations technologiques et entreprises dérivées dans le secteur de l’électronique à valeur ajoutée. Parmi les centres de recherche et d’innovation importants, il y a les suivants :

  • Advanced Materials and Process Engineering Laboratory (AMPEL) – Université de la Colombie-Britannique : AMPEL est un centre de recherche multidisciplinaire conçu pour rassembler des groupes de recherche fondamentale et appliquée de haut niveau afin qu’ils collaborent à des recherches de pointe sur des matériaux, des dispositifs et des processus de transformation. Ses principaux secteurs de recherche comprennent l’électro-optique, les matériaux pour l’énergie durable, les nanocomposites, les nanomatériaux, la nanoscience et le génie, l’optoélectronique et les nanostructures, la cohérence quantique dans les nanostructures et les matériaux quantiques.
  • 4D Labs – Université Simon Fraser, Colombie-Britannique : 4D Labs est un centre de recherche axé sur les applications et les sciences, qui offre de multiples installations équipées aux chercheurs des universités, de l’industrie et de l’administration publique. 4D Labs s’emploie à accélérer la conception, le développement, la démonstration et l’application de matériaux de pointe et de nano-dispositifs, afin de rendre les outils technologiques plus efficaces, plus petits et moins coûteux. Ses principaux secteurs de R-D comprennent l’intégration des biosystèmes et de l’électronique, les piles à combustible, la magnonique, l’électronique moléculaire, les systèmes de contrôle de l’énergie passive, l’optoélectronique et la photovoltaïque.
  • Institut national de nanotechnologie, Alberta : L’Institut national de nanotechnologie (INNT) est un Institut de recherche pluridisciplinaire qui réunit des chercheurs des domaines de la physique, de la chimie, du génie, de la biologie, de l’informatique, de l’industrie pharmaceutique et de la médecine. Créé en 2001 et géré en partenariat par le Conseil national de recherches du Canada et l’Université de l’Alberta, il est financé conjointement par le gouvernement du Canada, celui de l’Alberta et l’Université. Ses travaux de recherche portent, entre autres, sur les dispositifs et les capteurs, la microscopie électronique, les matériaux d’ingénierie pour l’énergie, les matériaux et la chimie interfaciale, les dispositifs à échelle moléculaire, les nanosciences de la vie, la nanotechnologie et l’assemblage supramoléculaire à échelle nanométrique.
  • Quantum Computing Research Group – Université de Calgary, Alberta : La théorie de l’information quantique a le potentiel de révolutionner le traitement de l’information. Les appareils quantiques pourraient énormément accélérer les recherches de données, résoudre facilement des problèmes informatiques difficiles à résoudre avec les appareils existants comme les superordinateurs, produire de vrais nombres aléatoires et des clés cryptographiques indéchiffrables (capables de mieux protéger les communications), accroître la capacité de communication par une dense compression de l’information, donner des mesures ultra-précises et faire bien d’autres choses encore. En collaboration avec d’autres groupes et centres de recherche, le Quantum Computing Research Group mène des études sur des aspects du calcul dans les systèmes mécaniques quantiques, y compris les algorithmes quantiques, la théorie de la complexité quantique, la complexité de la communication quantique, la théorie de l’information quantique et les simulations par ordinateur de processus mécaniques quantiques.
  • Manitoba HVDC Research Centre Inc. : Situé à Winnipeg, le Manitoba HVDC Research Centre a été créé conjointement en 1981 par Manitoba Hydro, Teshmont Consultants, Federal Pioneer et l’Université du Manitoba à titre de société de recherche sans but lucratif. Ce centre de recherche est devenu un chef de file mondial de la simulation de systèmes d’alimentation électrique, de l’analyse appliquée de réseaux d’électricité et des technologies connexes.

HVDC développe et commercialise une gamme de produits et services dans le monde entier, notamment le célèbre logiciel de simulation de réseau électrique PSCAD® (PSCAD®/EMTDC®) et le système de dépouillement des données en temps réel RTPMC. Le Centre emploie 28 personnes à plein temps, dont la plupart sont des ingénieurs professionnels et des spécialistes de la technologie.

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Tableau 5 : Principaux centres de recherche en électronique de l’Ouest canadien

Centres et groupes de recherche en électronique à valeur ajoutée de l’Ouest canadien
Province Groupe ou installation URL
Colombie-Britannique Adaptive Optics Research Group – UVic www.engr.uvic.ca/~cbr/
Centre for Research in Electronic Materials (CREM) – SFU www.chemistry.sfu.ca/
Image Communication Lab – SFU www.ensc.sfu.ca/
Imager Laboratory for Graphics, Visualization and HCI – UBC www.cs.ubc.ca/labs/imager/
Integrated Systems Design Laboratory – UBC www.cs.ubc.ca/labs/isd
Materials Science Group – SFU www.chemistry.sfu.ca/
Microsystems and Nanotechnology Research Group – UBC www.mina.ubc.ca/
Robotics and Control Laboratory – UBC rcl.ece.ubc.ca/
Robots and Mechanisms Laboratory – UVIC www.me.uvic.ca/~ram
Signal, Image and Multimedia Processing Lab – UBC simpl.ece.ubc.ca/
System-on-a-Chip Research Group and Lab (SoC) – UBC soc.ece.ubc.ca/
TRI-University Meson Facility (TRIUMF) – Particle Accelerator www.triumf.ca/
Visualization and Human-Computer Interaction – UVIC N/A
Alberta Calgary Centre for Innovative Technology www.ucalgary.ca/fmd/development/CCIT
Calgary Energy Research Institute www.ceri.ca/
Cramb Group – University of Calgary N/A
Electrical and Computing Engineering Research Facility (ECERF) – University of Alberta

www.engineering.ualberta.ca/ece/

National Institute for Nanotechnology (NINT) – University of Alberta www.nint.ca/
Saskatchewan Canadian Light Source www.lightsource.ca/
High Performance Computing Centre – University of Saskatchewan

hpc.usask.ca/

Centre for Studies in Energy & Environment – University of Regina www.uregina.ca/
Institute for Computer and Information Technology – University of Saskatchewan www.cs.usask.ca/icit/
Saskatchewan Structural Sciences Centre www.usask.ca/sssc/
TR Labs www.trlabs.ca/
Manitoba Applied Electromagnetic Laboratory – University of Manitoba www.ece.umanitoba.ca/research/appliedem.html
Atomic, Molecular and Optical Physics Program – University of Manitoba www.physics.umanitoba.ca/research/atomic_molecular_optical_physics/amo_research.html
Industrial Technology Centre www.itc.mb.ca/
Institute of Industrial Mathematical Sciences – University of Manitoba

umanitoba.ca/institutes/iims/

Intelligent Sensing for Innovative Structures (ISIS) www.isiscanada.com/
Manitoba HVDC Research Centre www.hvdc.ca/
Scanning Probe Microscopy and Nanofabrication Laboratory – University of Manitoba

umanitoba.ca/faculties/engineering/departments/ece/

TR Labs www.trlabs.ca/

Source : IE Market Research Corporation.

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Sociétés étrangères dominantes dans l’Ouest canadien

L’Ouest canadien a attiré d’importantes multinationales du secteur de l’électronique à valeur ajoutée, notamment Eastman Kodak, Dolby Laboratories, Schneider Electric et Seiko Epson. La majorité des sociétés, situées dans le district régional du Grand Vancouver, s’y sont établies en acquérant des sociétés locales existantes.

3M : 3M Touch Systems est une société de technologie diversifiée qui offre des solutions sur un certain nombre de marchés, dont les suivants : soins de santé; affichage et graphisme; et services de sécurité et de protection. 3M Touch Systems était anciennement appelée Dynapro Technologies, une entreprise établie à Vancouver (Colombie-Britannique) qui employait 275 travailleurs. La Division des systèmes optiques de 3M en a fait l’acquisition en 2000.

Bosch Group : Le Bosch Group est un important fournisseur mondial de produits et de services dans les secteurs des technologies automobiles et industrielles, des biens de consommation et des technologies du bâtiment. Bosch s’est établi dans l’Ouest canadien en achetant en 2007 l’entreprise Extreme CCTV, située à Burnaby, pour la somme de 93 M$CAN. Extreme CCTV était spécialisée dans la conception, le développement et la fabrication d’illuminateurs infrarouges avec fonctionnalités avancées et de produits de surveillance vidéo de haute précision.

Broadcom Corp. : La société Broadcom Corporation est un chef de file mondial de la fabrication de semiconducteurs pour communications avec et sans fil. Elle s’est établie dans l’Ouest canadien en acquérant en 1999 l’entreprise HotHaus Technologies, de Vancouver, pour la somme de 280 M$. HotHaus fabriquait des logiciels pour des processeurs de signaux numériques intégrés qui permettent la transmission de signaux vocaux numériques, de télécopies et de paquets de données sur des réseaux de communication de données, dont Internet.

Dolby Laboratories : En 2007, Dolby, une entreprise mondiale du secteur des technologies du divertissement, a acheté BrightSide Technologies, une entreprise axée sur le développement et les innovations en technologie d’affichage à gamme dynamique étendue pour les marchés du film, de la médecine, de la géophysique et de l’imagerie par satellite. Dolby Canada mène des activités de R-D sur l’imagerie à Vancouver.

Eastman Kodak Co. : Eastman Kodak est la société d’imagerie la plus novatrice du monde. Les Kodak Research Laboratories se sont établis dans l’Ouest en acquérant l’entreprise Creo Inc., située à Burnaby, qui offrait un vaste éventail de solutions graphiques numériques.

Honeywell International Inc. : L’entreprise Honeywell Video Systems (anciennement Silent Witness Enterprises), établie en C.B., est une division de Honeywell International qui fournit des systèmes et des composantes de vidéo et de télévision en circuit fermé (CCTV) numériques, y compris du matériel d’application spécialisée et des systèmes de vérification des opérations financières.

Intel Corp. : Intel produit des processeurs quadricœurs pour bureau et serveurs grand public dans l’industrie des soins de santé. En 2003, Intel a acquis West Bay Semiconductor (à Vancouver), un concepteur de puces de réseau à haute vitesse et à haute densité permettant la transmission d’un signal vocal et de données sur un réseau optique synchrone ou un réseau optique à hiérarchie numérique synchrone.

Schneider Electric : Schneider Electric, un chef de file mondial de la distribution électrique, et de produits, systèmes, services et fournitures de contrôle et d’automatisation industriels, a pris une place importante dans l’Ouest canadien grâce aux acquisitions de Power Measurement (à Victoria), un concepteur et un manufacturier de systèmes énergétiques intelligents pour entreprises, et Xantrex Technology (à Vancouver), un fabricant de produits électroniques de puissance à fonctionnalités avancées et de systèmes destinés aux marchés de l’électricité renouvelable et mobile.

Seiko Epson Corporation : La société Seiko Epson est spécialisée dans les appareils novateurs d’imagerie numérique. Le Vancouver Design Center, qui appartient à cette entreprise, est un chef de file mondial de la conception de puces éconergétiques de carte contrôleur graphique à affichage à cristaux liquides pour les communications mobiles et les ordinateurs de poche.

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Analyse de rentabilisation : Créneaux de sous-segments particuliers de l’électronique

Notre analyse des données de l’étude PLI d’IBM nous donne un aperçu de la compétitivité mondiale du secteur de l’électronique dans l’Ouest canadien. Vancouver et Edmonton se sont classées 9e et 13e respectivement parmi 20 centres mondiaux d’après la cote de qualité de l’étude PLI d’IBM. En ce qui concerne l’indice de rentabilité, Vancouver et Edmonton se sont classées 7e et 4e respectivement.

Tout comme dans le secteur de l’aérospatiale, divers facteurs qualitatifs ont une influence sur le classement des centres de l’Ouest canadien au chapitre de la compétitivité : entre autres, le contexte commercial général, l’infrastructure et les milieux de vie. Cependant, les centres de l’Ouest obtiennent un classement relativement faible en ce qui a trait à la flexibilité du travail et de la réglementation, à la présence d’une grappe industrielle et à la possibilité locale de recruter des travailleurs qualifiés.

Nous aimerions souligner deux points concernant les comparaisons liées au secteur de l’électronique à valeur ajoutée de l’Ouest canadien. Premièrement, ce qui est révélateur dans les résultats de l’étude, c’est que les centres de l’Ouest canadien se classent sensiblement en dessous d’autres centres nord-américains, en particulier Toronto (2e) et San Jose (4e) sur le plan de la qualité, et à égalité avec les centres canadiens et américains de deuxième catégorie comme Ottawa, Waterloo et Raleigh-Durham. Deuxièmement, au regard de l’indice de rentabilité de l’étude PLI d’IBM, Edmonton se classe 4e, mais le 7e rang de Vancouver ne soutient pas la concurrence avec d’autres centres de deuxième catégorie comparables aux É.-U. ou au Canada. Ces grappes canadiennes et américaines ont reçu des investissements majeurs d’entreprises électroniques canadiennes et internationales.

De plus, en regardant les investissements étrangers passés dans le secteur de l’électronique de l’Ouest canadien, on constate que la plupart des gros investissements ont été des acquisitions stratégiques, par des sociétés étrangères mondiales, d’entreprises de l’Ouest canadien dont les produits particuliers ajoutaient de la valeur à leur propre éventail de produits. La plupart des investissements importants décrits ci-dessus ont été des acquisitions stratégiques, ce qui indique les fortes capacités de l’Ouest canadien dans des créneaux particuliers des applications électroniques.

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Structure de l’industrie et dynamique de la concurrence : l’Ouest canadien a de solides joueurs dans le domaine des technologies habilitantes, mais une capacité minimale de fabrication de produits électroniques

Notre analyse des capacités de l’Ouest canadien dans le secteur de l’électronique montre que l’industrie comporte de solides joueurs dans des créneaux particuliers, qui ont développé au fil des ans des technologies et des produits habilitants utilisés dans des segments variés de l’industrie électronique dans le monde entier. Des sociétés comme MDA, Spark Integration Technologies, PMC-Sierra, D-Wave Systems, SED Systems et les divisions de l’Ouest canadien de 3M, de Broadcom, de Dolby et d’Eastman Kodak ont créé un éventail intéressant de produits et services électroniques actuellement utilisés dans le monde entier par d’importantes entreprises de fabrication de dispositifs intégrés (FDI) et de services d’assemblage et d’essai de semiconducteurs (SAES). Les plus récents acteurs dans les secteurs de l’optoélectronique et de la technologie éconergétique de l’Ouest canadien suivent la même voie, en développant des produits habilitants de créneaux particuliers, utilisés dans leurs chaînes de valeur mondiales respectives.

Les deux principales tendances mondiales en électronique au cours des dix dernières années ont été : 1) un mouvement vers la capacité de fabrication finale de la région de l’Asie-Pacifique; et 2) d’importantes réductions de coûts par les entreprises de FDI et de SAES partout dans le monde. Selon Gartner Research, pendant les cinq dernières années, la capacité d’intégration, d’assemblage et d’essai électronique est passée de plus en plus de FDI (comme Intel, NEC Electronics, Toshiba, Resesas et Spanslon) à des entreprises de SAES (comme Powertech Technology Inc., Chipbond Technology, Amkor et Nakaya Microdevices)52. Les études de Gartner Research ont aussi révélé que 15 des 18 installations planifiées dont la production devait commencer en 2009 ou 2010 sont situées dans la région de l’Asie-Pacifique, dont 6 en Chine53.

Le mouvement de la production électronique vers la région de l’Asie-Pacifique est principalement causé par la structure des coûts. La structure de l’industrie et les investissements mondiaux dans l’électronique sont grandement influencés par les coûts. Ceux-ci seront encore plus importants à court et à moyen terme, étant donné les effets profondément néfastes qu’a eu la récente récession mondiale sur l’ensemble de l’industrie de l’électronique. Selon Gartner Research, en 2008 et en 2009, l’ensemble de l’industrie des semiconducteurs, y compris les fonderies et les entreprises de SAES, devait connaître des pertes supérieures à 22 G$54 (comparativement à 10 G$ en 2008). Les coûts de fabrication constituent le facteur le plus déterminant de la rentabilité dans le secteur de l’électronique, et peuvent représenter jusqu’à 80 % des recettes dans des sous-secteurs comme les semiconducteurs de mémoire, 50 % dans celui des autres semiconducteurs et 70 % dans ceux de la fonderie et des SAES55. De plus, les coûts de fabrication comprennent des coûts variables comme ceux des matières premières, des produits chimiques et de l’électricité, aussi modérément échelonnables : les bénéfices des économies d’échelle sont donc cumulés dans les installations à grande production et aux taux d’utilisation de la capacité élevés. La profonde récession qu’a récemment connue l’industrie de l’électronique a montré que les sociétés sont réticentes à réduire les coûts de la main-d’œuvre à court terme, étant donné leurs investissements considérables dans la formation et le perfectionnement de leurs employés. Par contre, les entreprises de FDI et de SAES sont plus qu’heureuses de réduire leurs dépenses de R-D pendant les ralentissements pour réaliser des économies de coûts à court terme56.

Tous ces facteurs indiquent que, sur le plan de la capacité de fabrication de base, certains centres de l’Ouest canadien comme Edmonton et Vancouver sont en concurrence directe avec des centres mondiaux comme Shanghai et Taipei. Sans une réduction majeure des coûts dans l’Ouest canadien, les entreprises mondiales de FDI et de SAES n’envisageront pas d’investir dans des centres de l’Ouest canadien. Il manque aussi à ces centres la grappe bien établie de fournisseurs, nécessaire pour attirer la capacité de fabrication des semiconducteurs.

Devant les effets débilitants de la récession mondiale sur l’industrie de l’électronique, on peut penser que les tendances passées à la réduction des coûts et à l’acquisition stratégique de propriété intellectuelle continueront de s’accélérer dans cette industrie au cours des deux à cinq prochaines années. Une étude menée par Gartner Research ces trois dernières années (2006-2009) a montré que seules 19 (ou 10 %) des 191 entreprises privées de semiconducteurs recensées par Gartner ont été créées après 200657. Ce nombre est bas à l’échelle mondiale, mais il montre que la dynamique de la concurrence industrielle a entraîné une réduction du nombre d’acteurs mondiaux au sommet de la chaîne de valeur de l’électronique. Or, ces grands acteurs ont beaucoup de pouvoir sur les petites sociétés technologiques, y compris dans l’Ouest canadien, et auront un rôle essentiel à jouer dans le financement et l’orientation technologique des jeunes entreprises de l’électronique du monde entier.

L’étude de Gartner a aussi révélé qu’environ 25 % des exemples d’investissements venaient, entre autres, de plus grands fournisseurs de dispositifs ou de services ou d’équipementiers. Il existe de nombreux exemples de ces types d’investissements dans l’Ouest canadien, comme ceux que nous avons soulignés précédemment. Fait révélateur, dans l’étude de Gartner, le montant total des investissements déclarés dans les entreprises de semiconducteurs en 2008 et 2009 a été de 756 M$, les sociétés de semiconducteurs pour communications avec et sans fil, de technologie d’identification par radiofréquence (IRF), et de gestion de l’énergie ayant attiré des investissements considérables. Dans ce cas aussi, les chiffres sont bas, mais la tendance des investissements et des acquisitions stratégiques dans le sous-segment des communications de l’industrie des semiconducteurs présage bien des acquisitions stratégiques étrangères dans l’Ouest canadien.

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Photovoltaïque : Un secteur susceptible de changer la donne dans l’Ouest canadien

Selon nous, le marché de la photovoltaïque (PV) nord-américain entre dans un stade de croissance, principalement généré par les modifications législatives apportées aux États-Unis. En 2009, le gouvernement fédéral américain a adopté l’American Recovery and Reinvestment Act (appelée ci-après la Recovery Act), qui comporte d’importantes mesures incitatives pour les investissements dans de nombreux aspects de la production d’énergie renouvelable. Pendant que les médias canadiens fixaient leur attention sur les dispositions Buy Americanachetez américain ») touchant l’industrie de la construction et de la sidérurgie, la Recovery Act apportait une pléthore de mesures touchant l’énergie solaire, notamment des subventions à l’énergie renouvelable, des crédits à l’investissement dans la fabrication, des programmes de garantie de prêts, du financement subventionné, des obligations rattachées à l’énergie renouvelable, et le financement des technologies de réseaux intelligents (smart grid). De plus, en 2008, le Congrès américain a adopté une loi pour étendre à huit ans le crédit d’impôt fédéral de 30 % à l’investissement dans les installations solaires et levé les restrictions sur les projets des entreprises de services publics et les projets résidentiels admissibles.

En plus des initiatives fédérales mentionnées ci-dessus, les gouvernements étatiques ont mis en œuvre de nombreux programmes dans le secteur de la photovoltaïque (particulièrement en Californie). La California Solar Initiative, le Multifamily Affordable Solar Housing (MASH) Program et le New Solar Homes Partnership ont maintenant des budgets pluriannuels combinés de plusieurs milliards de dollars.

Ce nouveau pôle de la PV aux É.-U. pourrait avoir des conséquences importantes pour les sociétés de l’Ouest canadien. La structure de la chaîne de valeur de la PV est très différente de celle de l’industrie traditionnelle de l’électronique axée sur les semiconducteurs. Comme la production de lingot/tranche de silicium, de cellules et de modules, et l’intégration des systèmes visent des créneaux particuliers très variés qui n’exigent pas de grands investissements de capitaux dans des usines de fabrication, des activités de R-D ou autres, les sociétés de l’industrie de la PV de l’Ouest canadien sont bien placées pour tirer profit de ce récent changement dans les politiques américaines en matière d’énergie solaire.

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Conséquences pour l’investissement étranger direct : Partenariat avec les clients en aval de la PV

Notre analyse de l’industrie de l’électronique dans l’Ouest canadien montre que les investissements des sociétés étrangères se sont limités à des acquisitions stratégiques de portefeuille de propriété intellectuelle dans des créneaux particuliers développés dans l’Ouest. Nous pensons que cette tendance se maintiendra et que les investissements futurs des acteurs mondiaux serviront uniquement à financer des acquisitions stratégiques liées à la propriété intellectuelle ou des activités de développement de la propriété intellectuelle de jeunes entreprises dans des secteurs comme la nanotechnologie.

Comme dans le secteur de l’aérospatiale, pour s’ancrer dans la région, l’industrie de l’électronique à valeur ajoutée a besoin qu’une grande entreprise mondiale de FDI ou de SAES s’y établisse. Toutefois, la structure de coûts actuelle dans l’Ouest canadien et l’absence de grands équipementiers dans tout sous-segment de l’électronique (comme les ordinateurs personnels et les appareils mobiles) donnent à penser que cela n’est pas prêt d’arriver.